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Avec la mondialisation, la plupart des secteurs d’activité font face à une concurrence déchaînée, notamment de la part des Chinois. Avec une main-d’œuvre à bas prix et pratiquement inépuisable, la Chine réussit à s’emparer d’importantes parts de marché.

Toutefois, la qualité des produits et services est souvent négligée, et c’est là que l’industrie québécoise peut tirer avantageusement son épingle du jeu.

Les grands donneurs d’ouvrage, pour demeurer compétitifs, n’ont d’autres choix que de se tourner vers les producteurs chinois. Des entreprises telles que Pratt & Whitney et Bombardier, pour ne nommer que celles-ci, accordent de plus en plus de contrats en sous-traitance à la Chine.

L’industrie aéronautique, par la haute précision qu’elle commande, doit cependant miser sur la qualité des pièces produites. Les entreprises d’usinage québécoises peuvent, sans contredit, répondre efficacement aux hauts standards de cette importante industrie.

Selon Ricardo Casaca, directeur d’usine chez Electro-Kut, une entreprise lavalloise spécialisée dans le domaine, le Québec peut compter sur plusieurs forces.
« Nous maîtrisons les principales technologies d’usinage depuis plusieurs années. Bien que l’automatisation ne soit pas encore omniprésente, plusieurs d’entre nous disposons de machines-outils des plus sophistiquées. Avec des fabricants comme FANUC, par exemple, nous disposons de robots et de centres d’usinage travaillant sur cinq axes.

De tels appareils confèrent aux pièces usinées une précision et une qualité supérieures. Certaines machines sont même maintenant équipées de détecteurs qui procèdent à la surveillance continue des outils de coupe. » Ce net avantage, les entreprises d’usinage québécoises l’ont compris. C’est dans cette optique que le mouvement vers l’automatisation complète est amorcé. « Ainsi, l’industrie ne requiert plus nécessairement d’ouvriers, mais plutôt des opérateurs de centres d’usinage (CNC). Il faut donc développer les compétences dans cette voie. Pour ce faire, l’industrie doit avant tout miser sur des programmes d’intégration plus étoffés, modifier l’encadrement de la relève, voire parfaire sa formation de base en milieu de travail », a tenu à clarifier Ricardo Casaca.

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